06.02.2007
Compte rendu du dernier cercle
Vendredi 2 février 2007 a eu lieu le cercle sur « la politique familiale de la France » pour ouvrir le cycle sur « la famille en France ». Une vingtaine de personnes étaient venu écouter l’analyse réalisée sur ce thème par Monsieur B., spécialiste des questions d’éducations et de la famille. Après l’apéritif offert par le cercle des jeunes royalistes niçois, agrémenté, jour de la chandeleur oblige, par de succulentes crêpes (merci encore Mme C. !!), c’est autour d’un dernier verre prit dans le vieux Nice que la soirée s’est terminée.
Le conférencier a tout d’abord procédé a une essentielle définition de ce qu’est la politique familiale : l’ensemble des actions publiques ayant pour but d’aider les familles ayant des enfants. Historiquement les premières actions de politique familiale en France datent des années 1930.
La politique familiale a trois objectifs principaux : favoriser le renouvellement des générations, aider par des revenus complémentaires les familles nombreuses dans le but de rétablir une certaine égalité économique entre les familles ayant des enfants et celle n’en ayant pas, favoriser le mariage, qui était historiquement l’élément nécessaire à la création de la cellule familiale, lieu de naissance des enfants.
Cette étude de la politique familiale pose la question tout d’abord des raisons de son existence, ensuite des moyens qu’elle emploie, enfin de ses enjeux actuels ainsi que ses dérives.
I La politique familiale pourquoi ?
La famille est le fondement de la société. La famille, dans une vision religieuse, à savoir selon l’Eglise catholique, est le fondement de la doctrine sociale de l’église (cf. Léon XIII, et Jean-Paul II). En effet la famille pour les chrétiens est basée tout d’abord sur un mariage indissoluble, ensuite sur une dimension universelle de la famille, encore sur un lieu de relation et d’éducation des enfants, ainsi que sur un lieu de transmission des valeurs spirituelles et enfin sur un lieu de cohésion sociale et de protection contre les problèmes de la vie. La France fut un pays pionnier dans la création d’une politique familiale sur son territoire. Elle a pour but d’aider les famille a faire face aux charges subséquentes à l’existence d’enfants ; en effet à même revenus une famille avec quatre enfants dispose de 40% de moyens financier de moins qu’un couple sans enfant !
La politique familiale a pour but le développement de la natalité. Cette natalité ayant eu tout d’abord un but militaire, à savoir disposer d’une population suffisante en cas de guerre ; but qui est ensuite devenu de disposer d’une population suffisante tant pour assurer le travail agricole, industriel et tertiaire, source de richesse pour le pays, que pour supporter la suite des systèmes de solidarité nationale (branche retraite et médicale de la Sécurité Sociale principalement). D’un point de vue théorique, pour l’économiste Malthus, suivit en cela par la plus part des ultra-libéraux, avoir des enfants est un choix personnel dont il faut pouvoir supporter seul le coût. De plus une faible natalité est une nécessitée pour permettre à tous d’avoir une bonne qualité de vie, puisque tous les habitants de la planète n’ont à se répartir que les richesses de la planète qui sont forcements limités. Cette vision malthusienne est celle de certains organismes internationaux, surtout face aux pays pauvres, en privilégiant principalement les moyens de contraceptions.
La politique familiale a surtout pour but actuellement de venir en aide aux familles en difficultés, plutôt qu’a toutes les familles selon le seul critère du nombre d’enfants qu’elles comportent.Les allocations familiales sont de plus un investissement rentable pour l’Etat, car cela favorise le nombre d’enfants important qui rapportent beaucoup à l’Etat sur long terme via de la création de richesses, d’entreprises, le paiement d’impôts et taxes divers.
Il de plus intéressant de noter que dans la situation du système français avoir beaucoup d’enfants qui travaillent, et surtout dans les années qui vont venir est une nécessitée pour éviter l’effondrement principalement le système des retraites par répartition, à moins de ne creuser encore la dette de l’Etat français jusqu’à un niveau plus qu’inquiétant par de successifs déficits publics !Sans oublier qu’un nombre important d’enfants favorise la croissance car nécessitent une consommation accrue chez les couples par l’apparition des divers besoins nouveaux, sur le long terme, liés aux enfants (nourriture, vêtement, éducations, consultations médicales…).
Le mariage et l’existence d’une famille stable favorisent le développement et l’existence d’enfants puisqu’un couple marié à 10% d’enfant en plus qu’un couple qui ne l’est pas. La famille stable permettant de lutter et tout du moins de limiter les problèmes de délinquance, de drogue… problèmes qui coûtent in fine plus cher à l’Etat que de donner les moyens aux familles d’éduquer leurs enfants, car nécessitant de nombreux éducateurs spécialisés, psychiatre, force de l’ordre, magistrat spécialisés, centres spécifiques… qui sont très onéreux !
II La politique familiale comment ?
La politique familiale s’est au départ manifesté par des initiatives patronales ponctuelles. Puis les loi de 1932 et 1938 ont données a toutes les familles ayant des enfants les allocations familiales. Le régime de Vichy a augmenté leur importance et a crée un droit de vote pour le chef de famille ayant des enfants (une voie par enfant en plus) pour certaines organisations. Ce fut ensuite à la fin de la seconde guerre mondiale que les allocations familiales deviennent universelles et sont augmentée en 1945.
Certains principes et objectifs régissant les allocations familiales sont alors posés : donner des revenus aux familles, leur but n’est pas de redistribuer les revenus mais de compenser une partie de la dépense moyenne entraînée par chacun des enfants pour leur famille, la création du quotient familial, qui a pour but de baisser les impôts à payer pour un foyer fiscal ayant à charge des enfants.A partir de 1960, l’augmentation annuelle des allocations familiales s’est trouvé continuellement inférieure à l’inflation, ce qui a conduit in fine à une baisse progressive mais actuellement substantielle de la valeur des allocations familiales en euros constant. Il est a noter qu’usuellement la branche famille de la Sécurité familiale est excédentaire en fin d’année, excédent qui est récupéré pour compenser les déficits des branches retraite et maladie, qui sont elles très souvent en déficit. Il y a eu par la suite une volonté, qui s’est exprimée indirectement, de mettre sous ressource les aides aux familles pour l’éducations des enfants en créant des aides nouvelles et spécifiques qui elle sont ont conditions de ressources, tandis que la valeur réelle des allocations familiales, qui elle ne sont pas sous conditions de revenus baissaient. Ainsi l’égalité dans l’aide que l’Etat apporte aux familles a été abandonnée selon que celles-ci soient plus ou moins aisées, rompant avec les principes directeurs qui avaient conduit à la création de ces aides.
La création de l’union nationale des associations familiales (UNAF), ainsi que de l’union départementale des associations familiales (UDAF), avait initialement pour but de crée, dans la vision qu’en avait le général de Gaulle un parlement des familles. L’UDAF réunit au niveau départemental les représentant des toutes les associations familiales, tandis que l’UNAF le fait avec les représentants nationaux des associations familiales. Pour les élections au sein des ces organismes, chaque enfant donne une vote à la famille. L’UNAF et l’UDAF font des propositions au gouvernement.
III Les enjeux actuels de la politique familiale et ses dérives
La politique familiales existe, et cela c’est déjà beaucoup, de plus les familles sont représentées via l’UNAF auprès du pouvoir politique. Cependant cette politique à beaucoup perdue de son efficacité : baisse de la valeur des allocations familiales, transfert d’une politique familiale vers une politique sociale (aides pour l’éducation des enfants soumis à revenus). De plus de la notion même de mariage a évolué très sensiblement : ce n’est plus une famille unie, constituée d’un homme et d’une femme, pour la durée, avec pour but d’avoir des enfants.
Quid donc de la reconnaissance des toutes les formes de familles ? Doivent-elles être toutes reconnues de la même façon, avec les mêmes avantages ? Alors que les familles mariées apportent plus à la société.
Le point positif est l’augmentation de la natalité en France, puisque atteignant presque deux enfants par femmes en age d’en avoir, ce qui n’était plus arrivé depuis très longtemps. Ces résultats encourageants seraient dut principalement à l’immigration, puisque 17% des enfants ont au moins une mère étrangère en métropole, et 12% dans les DOM-TOM, l’on peut donc se demander ce qu’il en serai du remplacement de la population française s’il n’y avait pas d’immigration.
Le système de crèche, d’encadrement des enfants…déresponsabilise les parents de l’éducation de leurs enfants tout en coûtant très cher à la société. Il faut donc se féliciter, sur ce point, de l’effet bénéfique de la semaine de 35 heures de travail, avec les RTT qu’ils ont engendrées, le développement du temps partiel permettant une meilleure présence des parents auprès de leurs enfants.
Trois éléments pour conclure :
- la famille et la natalité sont des objectifs pour la progression de la société (dans une vision chrétienne), privilégiant une culture de vie
- savoir faire des choix professionnel qui permettent de ménager sa famille et de pouvoir s’en occuper … même si c’est au détriment de promotion parfois
- accepter la famille avec ses défauts… et ses qualités, car elle est forcement imparfaite
Un grand merci à notre ami Stéphan pour ce résumé...J
21:10 Publié dans Conférences, Cercles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique familiale, france enjeu de la famille, allocations familliales
Ecrire un commentaire