« Messe en Mémoire du Roy-Martyr Louis XVI | Page d'accueil | La Nation monarchique par essence »
21.01.2008
La sécurité collective.
Compte rendu du Cercle du 18 janvier.
Le rôle de la France dans la Sécurité Collective.
La sécurité impériale d'abord, qui est toute relative et procède d'un mode de sécurité imposé par le haut. Il s'agit d'une obligation à demeurer en paix et c'est l'exemple de la Pax Romana. Elle est éphémère car "tout empire périra".
La sécurité par l'équilibre ensuite, qui domina l'Europe du XVIIe au XIXe siècle. Elle part du postulat que c'est par leurs puissances respectives que les nations s'empêchent de faire la guerre. C'est par cette conception que l'Angleterre a toujours essayé de s'opposer au développement d'une puissance prédominante sur le continent.
La sécurité collective, enfin, qui est une alliance d'Etats souverains reposant sur le principe que si un Etat est attaqué, c'est l'ensemble qui est amené à réagir. Ce système interétatique est plutôt une forme de défense collective qu'une garantie de sécurité.
Cette dernière a évolué dans le temps.
A l'origine, la sécurité collective a fait prévaloir des alliances contre un Etat ou un groupe restreint de puissances, donnant ainsi naissance à une alliance opposée, formée de puissances rivales, ce qui a conduit à la Première Guerre mondiale. A l'issue de ce conflit, une alliance universelle s'est créée dans le but d'éviter que ne recommence un tel conflit, la Société des Nations (SDN). Cependant, l'absence d'un exécutif pour faire appliquer la paix entraîna l'échec de celle-ci et la 2e Guerre mondiale. La seconde évolution favorisa la création de l'ONU, toujours munie d'un caractère universel et devant appliquer la paix à tous les Etats. Elle se dota d'un Conseil de Sécurité ayant un réel pouvoir de faire appliquer la paix. La dernière évolution, plus récente, concerne moins la sécurité des Etats que celle des personnes, parfois contre les Etats, et contre leur volonté souveraine.
I) La France et le recours à la contrainte légitime.
Mise en oeuvre de la sécurité collective.
Décisions
La France est en mesure d'influencer le recours à la contrainte légitime de par sa place de membre permanent du Conseil de Sécurité de l'ONU, organe de police internationale. En tant que membre permanent, avec les USA, la Grande-Bretagne, la Chine et la Russie, la France dispose d'un droit de veto. Ce Conseil de sécurité est composé des 5 membres permanents ainsi que de 10 membres tournants. Le Conseil de Sécurité a un rôle majeur et peut intervenir de différentes manières prévues par la Charte des Nations Unies. Dans le cas d'une agression, il peut intervenir, mais l'inconvénient du remède est d'agir a posteriori. Dans le cas d'une menace contre la paix, en revanche, il peut intervenir à titre préventif.Pour une intervention, la majorité de 9 membres sur les 15 est requise. Le fait que les 5 membres permanents disposent d'un droit de veto et que plusieurs autres Etats dépendent bien souvent économiquement d'un ou de plusieurs membres permanents oblige chaque décision à passer par d'âpres négociations. La France peut donc difficilement intervenir de son propre chef.
Contraintes
L'évolution de la Sécurité collective
Nous constatons depuis quelques années un changement de nature de la forme policière de la sécurité collective. En effet, le seul cas d'intervention unilatéral est aujourd'hui la légitime défense. Or, depuis les Attentats du World trade Center, les Etats-Unis estiment être en état de guerre permanent et prônent la "légitime défense préventive". Au nom de ce principe, ils sont intervenus sans mandat de l'ONU et avec l'aval de la France en Afghanistan en 2001. En 2003, suivant de nouveau ce même principe, ils ont essayé de faire voter par l'ONU une intervention en Irak. Devant la menace du veto de la France, ils ont renoncé au mandat international et privilégié une action unilatérale. Vis-à-vis de ces deux conflits, la diplomatie française n'a pas manqué d'afficher certaines contradictions.L'intervention en Irak a montré l'inefficacité de l'ONU devant les intérêts divergents des pays détenteurs du droit de veto.
La Chine et les Etats-Unis usent le plus souvent du droit de veto ou de sa menace. Il y a donc un blocage institutionnel à la mission de "police internationale" de l'ONU.
Pour remédier à cette paralysie, la France a concouru au changement de mission de la sécurité collective : le maintien de la paix. L'ONU n'intervient plus "contre", elle s'interpose entre deux Etats, entre deux factions, entre deux ethnies. Dans ce cadre, la France est présente militairement dans 11 des 15 missions actuelles de l'ONU (Bosnie, Gaza, Liban, Darfour, Kosovo, RDC, Côte d'Ivoire...)
Une nouvelle dimension apparaît également avec la judiciarisation de la sécurité collective. La création de juridictions pénales internationales (pour l'ex-Yougoslavie ou le Rwanda), l’avènement d'une Cour Pénale internationale (1998) ou de tribunaux internationalisés en témoignent. La France s'est investie en faveur de ces différentes juridictions, à l'image de celles qui traitent des affaires du Sierra Leone ou du Liban, la légalité de ce dernier tribunal étant sujette de nombreuses polémiques...
II) Les voies détournées de la sécurité collective
Développement
On estime qu'il faut remédier aux causes profondes des guerres que sont les inégalités. Si d'un point de vu juridique, les Etats sont égaux, d'un point de vue réel, c'est très loin d'être le cas.D'où l'évolution vers une nouvelle conception de répartition des richesses, un droit idéologique au développement, les "inégalités compensatrices", forme internationale de la discrimination positive. Il s'agir simplement de mesures d'aide aux Etats les plus faibles.
Pour y remédier, au niveau économique international, ont été créés successivement le GATT, puis l'OMC qui comportent des clauses et des statuts dérogatoires au bénéfice des Etats les plus faibles. Cette politique se heurte à la conception néo-libérale de l'économie internationale qui ne peut envisager les dérogations que sous une forme exceptionnelle et ponctuelle. Mais, à la suite de négociations, dont la France est le plus souvent à l'origine, on a fini par accorder à ces Etats les avantages demandés, principalement par le jeu des barrières douanières.
Par ailleurs, la France accorde son aide à beaucoup de pays et s'enfonce doucement dans un système d'assistanat, voire de charité obligatoire. Aux yeux de l’OCDE, l'aide au développement doit représenter 0.7% du PNB des pays développés... on en est encore loin, sauf en Scandinavie.
Appel à la Communauté.
III) La France à l'épreuve de l'instabilité internationale.
Des organisations au service de la Sécurité collective.
La France est le deuxième contributeur de l'OTAN à hauteur de 14% de son budget civil et militaire, sans comter le nombre d’hommes qu’elle déploie au Kosovo et en Afghanistan sous la bannière de l’Organisation militaire.
Les forces françaises participent à la fois à la Force d'Action Rapide de l'OTAN et à celle de la PESD, pourtant rivales.
Combats menés au nom de la Sécurité Collective
La France combat le terrorisme grâce à ses réseaux de renseignement, par la guerre électronique, la surveillance d'internet, des portables, dans le cadre d'une stratégie internationale de lutte antiterroriste.
Conclusion
19:14 Publié dans Conférences, Cercles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Ecrire un commentaire