12.02.2008

La Nation monarchique par essence

c0f639ac08f4c0f39f523c2b80f980bf.jpgOn a souvent tendance, dans le discours dominant, à confondre la nation et la république. C'est une grâve erreur tant sémantique bien sûr, mais conceptuelle principalement. Contrairement à ce que nous inculque chaque jour l'idéologie post-révolutionnaire, la république est non seulement distincte de la nation, mais encore, en opposition avec celle-ci.
D'un point de vue culturel, on peut dire que la république s'est substituée à la nation en privant celle-ci de ses qualités intrinsèques et en semant le doute et la confusion dans l'esprit des français.

Le terme Nation vient du latin "nascere" qui signifie "naître". Il y a donc une origine commune aux éléments constitutifs de la nation, origine sur laquelle peuvent se greffer, au cours des siècles, d'autre éléments à la condition sine qua non que ceux-ci soient compatibles avec celle-là. Elle n'est donc ni sectaire, ni renfermée sur elle-même, mais, se protegeant, elle n'est pas non plus ouverte à des éléments perturbateurs, voir, destructeurs, qui seraient susceptibles de nuire à son développement et à son harmonie.

La France est donc née d'une somme de fondements spirituels, ethniques et culturels sur un territoire donné. Sans être une île, la France a la chance d'avoir des frontières naturelles à l'interieur desquels, se sont forgés les éléments constitutifs de la nation, un peuple, une langue, une culture et une religion principale qui forment aujourd'hui, un patrimoine commun.

A l'inverse, la république ne reconnait aucun patrimoine commun. Elle ne reconnait pas le peuple en accordant la nationalité à tout un chacun quelles qu'en soient les motivations. Elle ne reconnait pas la langue en imposant une langue étrangère dominante comme langue "internationale", en détruisant la beauté du français par media interposés et en délaissant nos vielles langues provinciales symbole de notre identité propre. Elle ne reconnait pas la culture en mondialisant le cinéma et la musique, en pervertissant les arts traditionnels et en dégradant l'architecture. Enfin, anticléricale sous couvert de laïcité, elle ne reconnait pas la religion de nos pères en conspuant régulièrement l'Eglise Catholique et en favorisant l'émergence de religions étrangères à notre civilisation.

La république étant l'antithèse de la nation, en France, la nation ne peut avoir comme véritable défenseur que la stabilité, la continuité, l'unité et la responsabilité en vu du développement et de l'épanouissement des habitants de la cité. L'harmonie doit être le maître-mot de la politique. Cette harmonie ne peut être engagée par les hommes et par mandats electoraux successifs, ceux-ci étant bien trop versatiles et trop occupés par leurs propres intérêts et notamment par la prise et la conservation du pouvoir.

Le ciment de cette harmonie ne peut être que d'essence monarchique. En effet, seul le souverain absolue et héréditaire peut mener une action dans le seul et unique but de la recherche du bien commun. N'étant pas l'élu d'une faction du peuple contre une autre, il partage avec le peuple tout entier un même héritage, celui de la France.

07.07.2007

Le pouvoir appartient-il à tous ?

C’est la thèse des démocrates dont les ancêtres sont Robert Bellarmin et François Suarez :

 

« ... il n'y a pas de raison pour que dans une foule d’hommes tous égaux l’un domine plutôt que l'autre : donc le pouvoir appartient à tous. » [1]

 

 

Voici les réfutations de deux grands auteurs de la science politique :

 

 Réfutation de Gabriel de Vareilles-Sommières

 

« Dans cette spéculation métaphysique, on oublie la réalité et l'on déclare tous les hommes égaux. C'est une société civile concrète, ce sont des hommes concrets qu'il faut envisager pour savoir qui peut aspirer à la souveraineté. Or , qui pourrait soutenir que les hommes concrets sont égaux en qualités naturelles, en qualités acquises, et par conséquent en aptitudes et en vocation au gouvernement ?

 

Sans doute, l'égalité existe fondamentalement entre tous les hommes au point de vue de la nature ; il est faux qu'elle existe au point de vue des qualités qui rendent apte au gouvernement; et l'on ne peut comprendre comment ceux qui sont impropres à la direction des affaires seraient investis immédiatement par la nature du droit de les diriger. »[2]

 

 Réfutation de Marcel de La Bigne de Villeneuve :

 

Il est « fort surprenant de rencontrer sous la plume de penseurs aussi éminents cette bizarre affirmation que, si la souveraineté ne peut appartenir originairement à personne, elle doit, de toute nécessité, appartenir à tous. Il n'y a aucune liaison indispensable entre les deux idées. Rien n'empêche, au point de vue logique de dire : si la souveraineté n'est originairement à personne, elle sera au premier occupant, tout comme n'importe quelle res nullius; ou encore, elle pourra légitimement être exercée par ceux que désignent les exigences du bien commun, les plus expérimentés, les plus vertueux, etc. »[3]

 


[1] Bellarmin Robert, De laic., I, III, ch VI

 

 

[2] G. de VAREILLES-SOMMIERES, Principes fondamentaux du droit, Paris, éd Guillaumin 1889, p. 297 et s

 

 

[3] Marcel de LA BIGNE de VILLENEUVE, Traité général de l’Etat, éd Sirey 1929,  p 282 et s

 

 

 

 

07.11.2006

Maritain

 

La Vérité est la conformité de notre jugement avec la réalité, la Vérité ne dépend pas plus de nous que la réalité-elle-même, elle s'impose à nous. Notre jugement n'est ni libre, ni indifférent : ou bien il est conforme à la réalité et alors il est vrai, ou bien il n'est pas conforme à la réalité et alors il est faux. Il n'y a pas et il ne peut pas y avoir de milieu entre le Vrai et l'erreur! L'homme doit juger selon la Vérité, c'est à dire conformément au réel; C'est pourquoi l'intelligence est intransigeante. La Vérité est vrai, sans concession.

D'après Maritain dans réflexion sur l'intelligence, "la matière est essentiellement diviseuse, les hommes ne communiquent vraiment que dans l'immatériel." Par conséquent, la Vérité rassemble, accorde, unie les intelligences. La personne humaine tend vers la Vérité parce qu'elle vit en société, c'est un devoir essentiel à la vie en groupe. Les hommes se doivent de rechercher la Vérité, puiqu'elle existe, pour exister eux-mêmes ensemble, et surtout parce que de la Vérité naît la paix sociale et la société politique ou civile.

12.09.2006

Qu'est ce que l'honneur ?

 

Il faut réapprendre à parler des choses qui passent du point de vue de celles qui demeurent. Il n’y a là rien d’illusoire ou de chimérique. C’est le passager qui est illusoire, non l’éternel. Nous voyons sans cesse apparaître et disparaître des êtres et des choses qui, en réalité, demeurent éternellement dans l’instant qui les offre à notre attention. L’attention est immortalisante. Ele rétablit le passager dans le passage qui unit le temporel à l’éternel.
Nous ne comprenons rien aux religions, aux symboles, aux rituels et aux théologies si nous ne savons pas trouver le site exact de notre pensée à l’intersection du temporel et de l’éternel. Notre culture temporise à l’excès. Pour trouver « le lieu et la formule » comme disait Rimbaud, il faut court-circuiter le temps, laisser œuvrer en soi dans la liberté royale cet éclairement de toute chose dans l’extrême vitesse de son immobilité.

Le bouddhisme Zen nomme cela le satori. Notre vocabulaire, riche en racines grecques, ne nous laisse point tant dépourvu : il nous offre le beau mot d’épiphanie. Les arcs en ciels sont des ponts. Les échelles du vent scintillent dans les rumeurs prophétiques. Nos âmes pressentent et devinent. Ainsi Joseph de Maistre nous annonce « une nouvelle effusion de l’Esprit Saint ». L’homme qui vit exclusivement dans le temporel vit sans honneur.

Qu’est-ce que l’honneur, sinon la persistance dans le temporel et le relatif d’une perspective métaphysique ouverte sur l’éternel et l’absolu ? Les hommes déchus et abandonnés n’ont jamais manqué de confondre l’honneur avec la culture de leur amour-propre placé plus ou moins bas. Notons que cet « honneur » fallacieux est toujours plus ou moins rétrospectif. Il se gorge et s’enivre des griefs du Moi. L’honneur vrai est oublieux du Moi ; il trouve sa justification dans le service de l’Inconditionné et rétablit dans le monde ces passerelles qui unissent la nature et la surnature, ce qui passe et ce qui demeure. (…)
En nos époques confuses, il faut sans cesse revenir à la source des mots. Que dit le mot honneur ? Certes pas le ressentiment et la vengeance que trop d’hommes parent de son nom. L’honneur ne dit pas même la puissance désirée ou regrettée du clan ou de la tribu. Le mot honneur ne renvoie pas davantage à quelque abstraction vaniteusement idolâtrée. L’honneur, et c’est sa nature paradoxale, est à la fois métaphysique et concret. L’honneur est métaphysique car il témoigne en ce monde d’une fidélité métaphysique, mais l’honneur est concret car il se traduit en actes et en œuvres perceptibles, et s’exprime par un code.

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Si nous comprenons qu’il existe, en pensée et en acte, un code de l’honneur, aussitôt il nous sera donné de pouvoir décoder le monde où nous vivons selon les critères de l’honneur et du déshonneur. Il existe un bon usage de l’intelligence tout au service du sentiment que nous pouvons avoir de l’honneur ou du déshonneur. Je soupçonne certains hommes de se déshonorer par pure bêtise sans même y gagner ces avantages dans la bassesse que convoitent ceux qui préfèrent à l’honneur une vanité repue ou des espèces sonnantes et trébuchantes. En cet âge noir où nous sommes, le déshonneur n’est plus un accident, une abdication, un malheur ou une trahison mais une habitude. L’homme de notre temps est si habituellement déshonoré que l’idée même d’honneur lui apparaît incongrue ou vaguement criminelle.

Certes, être humain dans un monde déchu nous expose par définition à sans cesse déroger aux exigences de l’honneur, mais d’autres temps que les nôtres firent de cette dérogation un malheur, à tout le moins une question. Nos modernes ne s’interrogent plus même sur leur bassesse ; ils y consentent par « réalisme » ou le servent par « progressisme ». Ils se veulent si parfaitement de leur temps qu’ils vivent sans rien voir, dans la représentation qu’ils se font de leur temps, s’y enferment à triple tour et de là se proclament inventeurs de la liberté universelle ! « Le péché originel , écrit Joseph de Maistre, qui explique tout, et sans lequel on n’explique rien, se répète malheureusement à chaque instant de la durée, quoique d’une manière secondaire » .

Nous avons vu que l’honneur était étroitement lié, entretissé comme un fil de trame, à notre conception du temps : il n’engage pas moins notre idée, plus ou moins heureuse, de la liberté. Il va presque sans dire qu’un homme d’honneur est avant tout un homme libre, mais là encore un paradoxe fructueux nous requiert : l’homme d’honneur est un homme de fidélité et sa liberté essentielle consiste à ne pas se laisser délier de cette fidélité. L’homme moderne, que l’honneur indiffère ou effraie se veut infidèle et il se lie à cette infidélité comme à un serment, ou mieux vaudrait dire à un pacte. Ne point croire, être infidèle ou oublieux n’est plus pour lui une possibilité mais une obligation, presque un devoir. (…) Qu’une pensée puisse avec ses armes tout simplement s’affronter loyalement à une autre pensée, cela même est devenu impensable. Le temps de l’argumentation et de la raison est passé : voici le temps des assassins et des excommunications sommaires, le temps des entretiens impossibles.

Ce temps passera, mais point l’honneur de ceux qui auront résisté. »




Extrait de l’article Maistre et Nerval – Notes sur l’honneur, la généalogie prophétique et les « ordres de grandeur »

paru dans Joseph de Maistre - Les dossiers H – Editions L'Age d’Homme

 

* LU sur Europea Gentes

 http://www.europaegentes.com/modules.php?name=News&fi...

07.06.2006

Politique et social ( IV )

IV- L’interaction des pouvoirs et les dangers

 

 

 

            Les pouvoirs installés dans le social se sont érigés à l’échelle du domaine politique, donc lutte entre le pouvoir politique et le social.

 

 

 

 

Par exemple, la politique appartient aux lobbies = groupes de pressions émanent d’un dénominateur commun de nature social, la politique est devenue le jouet du social. D’où l’émergence d’une dyssociété.

 

 

 

 

 Thomas Molnar :« L’état se noie sous la multitude des lobbies, il est absorbé par le poids mort du quotidien, courant contre la montre, contre les échéances électorales, contre les assauts inlassablement montés par les groupes de pression. Les instituions ne le protègent plus et n’amortissent plus les coups portés contre lui. Je défie le politologue contemporain de m’indiquer où se trouve aujourd’hui la frontière entre l’Etat et la Société civile, celle-ci ayant assimilé celui-là, lui imposant ses propres projets et préoccupations. »

 

 

 

 

Syndicat = opposition permanente entre des intérêts particuliers. Par exemple : l’intérêt de l’ouvrier qui est d’avoir des congés payés et de travailler moins, alors que l’intérêt du patron est d’avoir un meilleur rendement !

 

 

Lorsque le bien commun temporel n’est plus poursuivi, la social est indirectement affecté. Et comme l’activité normale du citoyen se déroule dans le social et que les activités familiales dépendent beaucoup des institutions supplétives de ce domaine, les conséquences néfastes sont perçues avant tout dans le domaine social. Notre tort est de croire qu’en nous substituant aux personnes institutionnelles sociales sous prétexte de les aider nous reconstruirons la société…En réalité nous organisons sa ruine. Autrement dit,

 

 

 

 

Par exemple :

 

 

-         Le marxisme par la lutte des classes n’a jamais rien construit. Le bonheur de l’homme universel selon Lénine est une utopie = l’échec de l’union soviétique.

 

 

 

 

-         Le libéralisme = doctrine de la liberté, dans chacun des domaines, aboutit à la mondialisation et à l’injustice à l’échelle planétaire ( ex : exploitation de la Corée…)

 

 

 

 

 

 

-         Le communautarisme, quand la société n’est plus favorable, il y a repli sur l’identité communautaire, conséquence danger de la société elle-même.

 

 

-          

 

 

Aujourd’hui on ne peut plus parler de politique. Le pouvoir médiatique a entraîné l’absence d’une politique réelle et apparition de la politique politicienne qui séduit le social.

 

 

 

 

Le politique considère le bien le plus haut et le plus achevé de la vie humaine, de la politique bien pensée, dont l’action est bien définie, s’ordonne le bien de la société et des hommes. Nous pouvons donc conclure par deux mots : politique d’abord parce que de lui découlera tout le reste.

 

 

 

 

 

31.05.2006

Politique et social ( III )

III- Les finalités respectives au social et au politique.

 

 

 

            Exemple : Eglise et Etat ont deux finalités différentes et donc sont deux sociétés fondamentalement autres. L’Etat a une mission politique c’est à dire action de l’homme sur l’homme, et l’Eglise a une mission ecclésiale c’est à dire action sur l’âme.

 

 

 

 

            Pour social et politique, il ne peut s’agir de deux sociétés différentes, et ces deux domaines concernent les même individus compris dans la société ( à part les fous et les Saints, qui n’ont pas de vie civile, tous les autres sont obligés de passer par l’Etat ) mais les finalités en sont différentes.

 

 

           

 

 

Finalités : Vivre et Bien Vivre

 

 

 

 

Dans La Politique livre I chapitre I, Aristote expose pour la critiquer la position de Platon et celle de Socrate, qui soutenait qu’il n’y avait pas de différence qualitative entre l’art de bien administre sa famille et l’art de bien administre la Cité ( ils n’y voyaient qu’une différence de nombre plus ou moins grand des personnes c’est à dire une différence quantitative. Saint Thomas commente ce passage, en expliquant qu’il existe une différence de nature et non de degré entre la société politique et les autres sociétés, car elles n’ont pas la même finalité. La famille et les sociétés partielles se proposent la réalisation de biens particuliers : élever des enfants, produire des automobiles… La société politique a pour but de réaliser les conditions harmonieuses de bonne atteinte de ces biens particuliers : elle doit établir la paix, la justice, c’est à dire tout ce qui permet aux citoyens d’arriver à leur plein développement spirituel, intellectuel, matériel. Ainsi, la politique inclut la morale comme l’espèce inclut le genre.

 

 

 

 

Le Vivre = ce qui est formellement nécessaire à la vie humaine : l’existence, l’éducation… c’est à dire les choses nécessaires à la vie, sans lesquelles la vie présente n’est pas possible. La famille ne peut toutefois produire tout ce dont ses membres ont besoin pour vivre.  Le Vivre c’est donc produire ce qui est nécessaire à la survie humaine.

 

 

 

 

Le Bien Vivre c’est le bien intégral, la vie selon la vertu. En d’autres termes, c’est produire ce qui est nécessaire au salut.

 

 

 

 

La politique ( action de l’homme sur l’homme ) en raison de son objet matériel, qui est immanent à l’homme, à savoir mouvoir les intelligences et les volontés, fait partie du domaine de l’agir et non du faire.

 

 

( Le faire = faculté de produire, des objets, secondée par la raison. Il est différent e l’agir qui lui aussi émane de l’homme, mais s’exerce sur l’homme comme par l’éducation, le commandement… La connaissance relative à l’agir s’appelle science pratique ou morale.

 

 

 

 

La fonction qui appartient authentiquement au pouvoir politique est de promouvoir autant qu’il est possible une entente mutuelle entre tous les citoyens, ou plutôt un ordonnancement de tous les citoyens au bien commun. Autrement dit, avant l’entente mutuelle c’est à dire la paix, vient l’union pour le bien commun, l’union avant la paix et parfois l’union pour le bien commun au détriment de la paix, par la loi et même la contrainte ( contrairement à la thèse personnaliste ). Parce que sans paix sociale, il ne peut y avoir d’Etat, donc pas de politique. D’où intérêt de la paix sociale.

 

 

 

 

Par conséquent, les possibilités de nuisance d’une politique ne poursuivant pas le bien commun sont considérables. La forme désordonnée, non conforme aux lois divines, que le politique donne à la société entraîne le mal des âmes, parce que l’on aboutit soit au monopole du pouvoir par une élite ( oligarchie, tyrannie, despotisme ), soit à la loi du plus fort ( anarchie ).

 

 

Conclusion s’impose : à mal individuel remède individuel, à un mal social remède social mais à un mal politique remède politique.

 

 

 

 

A titre d’exemple :

 

 

 

 

-         la solution «  soyez vertueux ou formons des familles catholiques » c’est à dire

 

 

remplacer le politique par le religieux est une erreur ! nos contemporains catholiques ne sont décidés à agir que s’ils perçoivent une persécution directement anti-catholique ( Halloween ).

 

 

 

 

 

 

 

 

Ils ne perçoivent plus la nocivité intrinsèque du système. D’autres ne s’intéressent qu’au politique et veulent remplacer les remèdes politique par les remèdes religieux.

 

 

A cela, on peut répondre : Rendez à César ce qui est à césar et à Dieu ce qui est à Dieu ( Saint Matthieu) . Le début de la phrase n’est pas une clause de style. Saint Thomas nous explique : «  le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel proviennent l’un et l’autre du pouvoir divin. Le pouvoir temporel est donc soumis au pouvoir spirituel dans la mesure où Dieu l’y a soumis, c’est à dire pour ce qui se rapporte au salut des âmes. C’est pourquoi, en ces matières, il faut plutôt obéir au pouvoir spirituel qu’au pouvoir séculier. Mais dans les matières qui se rapportent au bien de la cité, il faut plutôt obéir au pouvoir séculier qu’au pouvoir spirituel.

 

 

L’argument de Gilson : c’est la foi qui a construit les cathédrales du moyen age, sans doute, mais la foi n’aurait rien construit du tout s’il n’y avait eu aussi des architectes ( Christianisme et philosophie éd Vrin p 156 ).

 

 

Donc, sauver les âmes c’est le rôle du pouvoir spirituel ( Eglise poursuivant le bien commun ), créer les conditions favorables à ce salut, c’est l’effet propre qui est obtenu par la loi promulguée par l’Etat lorsque celui-ci poursuit sa véritable mission, le bien commun politique ( mission de l’Etat ).

 

 

Par conséquent, le pouvoir temporel qui déroge à cela est un pouvoir illégitime et on a le devoir de la combattre.

 

 

 

 

-         le terrorisme intellectuel, nivellement par bas institué par la collusion entre la classe

 

 

politique et la classe médiatique ( pour que les gens deviennent bêtes ) la solution apportée par certains est de dire «  jetez vos télévisions » ! or ce remède n’est qu’un palliatif, personnaliste ou familialisme donc insuffisant et injuste. Cela revient à ramener à la morale individuelle ce qui relève de la (morale) politique. Nous sommes face à un problème politique qui nécessite un problème politique protégeant tous les citoyens. Jean Ousset : «  s’il était prouvé que par le seul rayonnement de quelques individus.. .On peut créer et entretenir d’une façon durable un climat général capable de rendre à tous possible et aisée une vie digne de l’homme et du chrétien, une telle réussite prouverait l’inutilité de l’Etat et de la société politique… »

 

 

 

29.05.2006

Politique et social ( II )

II- Connexité

 

 

 

 

            - 1ère erreur serait de penser que le social existe indépendamment du politique. En effet, ces deux finalités différentes sont néanmoins connexes : sans social pas de politique et sans politique pas de social. De même, sans élèves pas de prof  et sans prof pas d’élève, mais pour autant, les élèves ne sont pas les prof !

 

 

 

 

 

 

-         2ème erreur serait d’admettre un lien entre social et politique, mais ramener le politique au social. Cela revient à nier la spécificité et par là- même la place du politique chronologiquement premier.

27.05.2006

Politique et social ( I )

I- Terminologie

 

 

 

            La famille est la première cellule de base de la société civile, mais cependant elle a besoin de corps intermédiaires pour se développer comme des institutions telle que l’école…La famille et les groupes supplétifs qui lui sont subsidiaires, constituent donc le tissu social. En effet, les besoins de l’homme sont tels qu’ils nécessitent pour leur satisfaction le concours d’individus nombreux et organisés. « Social » selon le Littré «  se dit par opposition à politique, des conditions qui, laissant en dehors la forme des gouvernements, se rapportent au développement intellectuel, moral et matériel des masses populaires ».

 

         Toutefois, il importe aussi que l’harmonie règne entre les différents groupes et qu’une protection de tous soit assurée contre les agressions extérieures ( rôle de l’Etat gendarme ). Mais si on se limite à cela, c’est un Etat autoritaire ( actuellement soft totalitarisme ). Donc, c’est la pluralité ordonnée des taches qui forme la société politique ( Etat gendarme, autorité, gouvernement, justice selon Saint Thomas), selon un empirisme organisateur, respectueux du social. Chaque initiative est un empirisme qui organise un tout qui est : un gouvernement juste. Donc au lieu des syndicats il faudrait des corps intermédiaires c’est à dire des corporations. 

 

         Il s’agit donc de deux domaines qui se distinguent par leur nature et leur finalité.

 

 

 

 

 

 

          Le 1er domaine concerne l’activité de chacune des parties de l’ensemble, c’est le social. Chaque organisation sociale poursuit un bien particulier.

      Le 2ème domaine se rapporte à l’agencement de l’ensemble lui-même, c’est le politique. La finalité politique est de rendre possible la réalisation harmonieuse de toutes les activités du domaine social. Mais ce n’est ni le seul, ni le plus important des buts politiques comme on peut le voir en se reportant au double rôle politique décrit par Saint Thomas d’Aquin, in commentaires sur l’Ethique, 2, n° 26 et 27.

 

 

 

     Par exemple : les fourmis ont une activité sociale mais aucune activité politique : elle ne peuvent modifier l’harmonie ou disharmonie des relations sociales dans la colonie.

 

 

 

22.05.2006

Politique et social ( intro )

Politique et social est un des topos importants car des erreurs de principe génèrent des erreurs politiques de la droite catholique.   Notre préférence pour le politique, comme nous allons voir, n’implique pas d’abandonner toutes nos activités sociales, mais il faut les restituer par rapport à un objectif plus important.

         Ce sujet est significatif car historiquement, c’est le conflit entre l’école de l’AF et l’action catholique. Cette dernière qui est arrivée à marginaliser le courant politique, prétendait restaurer le bien commun par son action sur le seul plan social. On a vu et on en voit tous les jours le résultat.

         

          Pour Maurras comme Saint Thomas d’Aquin : « l’homme est un animal social et politique ». 

         Dans son 1er chapitre de Mes idées politiques, Charles Maurras fait une allégorie du petit poussin. Il explique que dès sa naissance le petit poussin peut vivre tout seul ; il n’a plus besoin de mère poule et de papa coq. Instinctivement, il sait se nourrir et se débrouiller tout seul. Ce n’est pas la même chose pour l’homme qui, sans ses parents, ne pourrait vivre longtemps. Il a besoin de sa famille et de la société pour vivre. C’est un fait indéniable et naturel qu’on ne peut outrepasser, il faut donc faire avec.                                                                                            

 

 

 

 

          La démarche de Saint Thomas est la même. Dans le 1er chapitre du De Regno, il introduit l’homme comme animal social. Observant la création, il constate que si la plupart des animaux sont pourvu par la nature de fourrure, griffes… et d’un instinct leur permettant de vivre sans l’aide de leur congénères, il n’en est pas de même pour l’homme qui n’est doué que de sa raison et qui ne peut parvenir tout seul à ses besoins. D’où l’impératif de la famille et de la société.

 Ces deux démarches, basées sur des faits naturels, permettent donc d’affirmer que pour vivre, l’homme doit assumer plusieurs fins :

 

 

 

 

 

  

   

 

-                    Sa fin propre c’est à dire son salut ( pour les croyants ) ou l’œuvre civilisatrice ( pour les incroyants ).

-                    La vie sociale : l’homme devant vivre en société, il faut s’occuper du bien commun en essayant de préserver les intérêts particuliers. La qualité de la vie sociale permet à l’homme d’assurer et de se consacrer s’il le veut à ses intérêts personnels et surtout à son œuvre morale, religieuse ou sociale 

 -                    La vie politique : nécessaire puisqu’elle va régir la vie sociale.

 

 

Sans cet ordre politique, ni la vie sociale, ni la fin propre de l’homme ne peuvent être correctement assurés. La vie sociale est faite de choix, il faut donc que le système politique permette la prise de décision et d’orientation stratégique ne remettant pas en cause les principes naturels de la société mais se basant dessus.

 

 

Ces trois degrés ( le religieux, le social et le politique ) sont dans l’ordre naturel des préoccupations de l’homme. Mais sans le politique aucun des deux autres ne peuvent être assurés correctement. D’où le « politique d’abord » de Maurras.

     -         le problème se pose au niveau de la conjonction «  et ». Les deux termes ont des sens différents. ( I )  -         ces deux réalités différentes sont néanmoins connexes. Sans social pas de politique et vice versa. ( II )

 -         le problème consiste donc à bien établir les différences de finalités entre le politique et le social. ( III )

-         conclusion

10.05.2006

Prière à Ste Jeanne d'Arc

 

 

De Vladimir Volkoff

 

 

 

Sainte Jeanne,

Puisque vous êtes sainte, vous avez déjà fait des miracles, vous savez vous y prendre, alors je vais vous demander d'en faire un pour nous.

Non. Parce que vous êtes une grande sainte, je vais vous demander d'en faire dix. Et de très grands, de très miraculeux.

Premièrement, sainte Jeanne, je vais vous demander de faire que tous les Français redeviennent amoureux de la France. Pas de l'Amérique insidieuse, pas de l'Orient fascinant, pas de l'Islam séducteur. De la France, de la doulce France.

 

 

Deuxièmement, sainte Jeanne, je vous demanderai de faire que tous les Français inspirent de nouveau à toutes les Françaises l'envie de porter leurs enfants, de les porter jusqu'à leur naissance, d'en accoucher, de les nourrir, de les élever, d'en faire des Français, beaucoup, beaucoup de Français, ce qui nous épargnera, entre autres, la nécessité d'encourager une immigration que nous savons si mal intégrer.

 

Troisièmement, je voudrais vous demander d'avoir une pensée pour notre belle langue française. Rendez-nous la première partie de la négation: faites que nous disions « je ne vais pas voter oui » et non « jvais pas voter ouais ». Rendez-nous l’accord du participe qui est en train de disparaître. Rendez le subjonctif à encore que et l'indicatif à après que. Rendez-nous les liaisons : « vous-z-aussi » et non pas « vouossi ». Otez la bouillie de certaines bouches contemporaines, surtout celles de beaucoup de jeunes gens et des acteurs en vogue. Faites que nous recommencions tous à dire bonjour et non pas bonjoureu. Essayez de nous épargner les anglicismes et les américanismes, pas seulement dans le vocabulaire, surtout dans les tournures de phrase contre nature que nous inspirent les langues anglo-saxonnes. Quant à ceux qui disent conforter, ou incontournable, oui qui se laissent interpeller au plan de leur vécu, faites que le diable les patafiole. Si j'osais, Jeanne, si j'osais - mais je sais que j'exagère -je vous demanderais timidement de ressusciter aussi, ne serait-ce que sporadiquement, l'imparfait du subjonctif.

 

Quatrièmement, je vous demande, sainte Jeanne, de faire que les Français redeviennent frondeurs, gouailleurs, indisciplinés, sceptiques, qu'ils ne se laissent plus bourrer le mou ni laver le cerveau, qu'ils sachent distinguer entre une vessie et une lanterne, qu'ils prennent de nouveau un malin plaisir à traverser en dehors des clous, qu'ils se rappellent le vieux dicton picard méfie-te, qu'ils appliquent la méthode périgourdine plus je me regarde, plus je m'attriste, plus je me compare plus je me rassure, qu'ils sachent conclure comme il faut l'adage normand pt-êt' ben qu'oui, pt-êt ben qu'... non ! Qu'ils n'oublient pas que dire oui, c'est baisser la tête et que dire non, c'est relever le front.

 

Cinquième miracle, faites, je vous en supplie, que les Français ne deviennent pas une plèbe irresponsable, soucieuse de ses droits à et non plus de ses devoirs de, perpétuellement assistée donc asservie, et ne connaissant plus que deux catégories : tout ce qui n'est pas interdit est obligatoire et tout ce qui n'est pas obligatoire est interdit. Je voudrais voir les Français non pas libéraux ni libertaires, mais libres. Affranchis. Francs, quoi. Des Français qui seraient redevenus Francs.

 

Sixième miracle, je vous demande de nous rendre le respect de l'âge. D'abord j'y ai intérêt et puis c'est le respect de l'âge qui caractérise le raffinement du cœur : peu importe si le respecté est une vieille baderne, c'est le respectueux qui gagne à respecter, ou, du moins, à employer les marques extérieures du respect.

Que voulez-vous, j'en ai assez de constater qu'avec ma barbe blanche il n'y a que des Noirs à me céder leur place dans le métro ! Je la refuse, d'ailleurs, mais à la longue cela va finir par me rendre raciste, raciste pro-Noir, bien entendu.

 

À propos de racisme, septième miracle. Je voudrais voir supprimer de France le racisme puritain, anti-fumeur et anti-buveur, qui s'empare de notre pays. Enfin, c'est affligeant. Vous entrez dans un restaurant et la première question qu'on vous pose, c'est « Fumeur ou Non fumeur ? » Et quand vous dites « Non fumeur », comme moi, vous sentez aussitôt l'approbation du jeune maître d'hôtel. Ensuite, quand vous êtes deux et que vous commandez du vin, il vous demande d'un ton encourageant « Une demi-bouteille ? » et quand vous répondez comme moi « Non, une bouteille entière... pour commencer », le jeune maître d'hôtel cache à peine sa réprobation ou alors il sourit avec indulgence comme devant une plaisanterie de mauvais goût. Bientôt, dans les restaurants, on vous demandera « Buveur ou non buveur » et il y aura un coin réservé pour les parias alcoolos tandis qu'aux tables pour honnêtes gens les sodomites, les pornographes et les drogués triomphants ne boiront que de l'eau. Épargnez-nous cela, sainte Jeanne.

 

Sainte Jeanne, je voudrais aussi voir l'administration de la justice revenir à des normes humaines. S'il y a conflit entre un employé et un employeur, je ne voudrais pas que l'employé eût gagné d'avance comme le recommande le Syndicat de la magistrature. Si des enfants pervertis par la télévision dénoncent leurs éducateurs pour pratiques sexuelles interdites, je voudrais qu'une enquête sérieuse fût faite. Si un cambrioleur armé s'introduit dans ma maison et que je tire mieux que lui, je ne voudrais pas passer pour un assassin.

 

Neuvième miracle. Faites, sainte Jeanne, je vous en supplie, que ce ne soit pas seulement le trente-et-un du mois d'août et pas seulement au roi d’Angleterre, que la France puisse se permettre de citer le général Cambronne. Faites que ce soit tous les jours de l'année, et 366 jours les années bissextiles et faites que ce soit à tous les potentats du monde, s'ils nous manquent de respect. J'espère, sainte Jeanne, ne pas vous choquer : vous avez dû en entendre d'autres quand vous commandiez à vos troupiers médiévaux.

 

Dernier miracle. Sainte Jeanne, donnez-nous une aventure. Une grande et noble aventure. Une aventure à la mesure de la France, comme celle que vous nous aviez donnée à l'époque de la guerre d'Algérie et que nous n'avons pas su apprécier. Faites que nous courions des dangers, que la vie devienne exaltante et dure, que nous oubliions nos comptes en banque, nos livrets de caisse d'épargne, nos chaînes hi fi, nos vacances, notre bougeotte, nos coucheries, nos barbituriques, nos prudhommes, nos normes européennes, notre traintrain planplan, et revenez alors, revenez sainte Jeanne, brandir votre étendard et vous mettre à la tête de ceux qui vous suivront.

 

Il y en aura, sainte Jeanne, il y en aura. Et peut-être plus que nous ne pensons.

 

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