20.10.2007
UE : Les grandes manoeuvres réussies de Sarkosy
Les 27 ont trouvé un accord sur le clone de la constitution européenne, appelé "traité de Lisbonne". Les deux pays réticents ont finalement obtenu ce qu'ils voulaient, grâce à l'intervention de Nicolas Sarkozy. Les uns et les autres se réjouissent de cette réussite :
"L'Europe est sortie de sa crise institutionnelle, elle est prête à affronter les défis du futur, a affirmé le premier ministre portugais, José Socrates.
Entendre par "crise institutionnelle" la volonté des Français et des Néerlandais.
"Il est temps pour l'Europe de passer à autre chose et de se consacrer aux sujets qui préoccupent les gens : la croissance économique, l'emploi, les changements climatiques et les questions de sécurité" a dit le premier ministre britannique.
Comprendre que les 27 se sont enfin débarrassés du poids mort des votes français et néerlandais qui empêchaient l'UE de maintenir le rythme de son envolée qu'elle s'était elle-même fixé et qui n'allait tout de même pas être freiné par deux petits peuples d'ignares.
"Cet accord est une très grande satisfaction pour nous car il intervient vingt mois seulement après que Nicolas Sarkozy ait avancé pour la première fois l’idée d’un traité simplifié en février 2006 dans un discours à Berlin, et très exactement après cinq mois d’exercice du pouvoir" s'est écrié le porte-parole de l'Elysée.

Oui c'est bien Nicolas Sarkozy qui a débloqué la situation, qui, après avoir été élu par ces concitoyens, ne s'est pas empressé de respecter leur volonté, mais au contraire de les offrir en holocauste sur l'autel européen en proposant un "mini-traité" étrangement semblable à la constitution initiale et en le faisant admettre par les 27.
Cela ne suffit toujours pas au président français, la France sera sans aucun doute la première à ratifier cette constitution. La France ou plutôt... le Parlement. Sarkozy l'a promis :
"l'accord a été assez simple à obtenir (...) que la France montre l'exemple (...) recourir au référendum serait un reniement de ma campagne électorale".
Evidemment, Sarkozy ne va pas reprendre le risque de chercher une majorité qu'il n'est pas du tout sûr d'obtenir en dehors des gens tenus par le pouvoir. Le peuple français est méprisé et se verra imposer ce qu'il a refusé, il y a 20 mois à peine... Le piège s'est refermé sur les Français trahis. Mais malheureusement, ce n'est pas une surprise...
10:25 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : traité europpéeen, traité de lisbonne